Equideos

Membre Equideos

Que cherchez-vous ?

Equideos & Facebook

Facebook Image

Equideos & Twitter

Twitter Image

Statistiques

Visiteurs
312
Articles
648
Liens internet
14
Compteur d'affichages des articles
570738
Sommaire[Afficher]

Ce week-end à Mollégès (13) a été l’occasion d’approcher de près Edward Gal et de découvrir, au-delà du triple champion du monde, un cavalier accessible, simple et souriant.

Chaque journée de stage s’est décomposée de la manière suivante : une présentation à cheval d’Edward Gal (qui avait amené pour l’occasion Rubin Cortes – étalon de 10 ans), deux leçons d’environ 45 minutes chacune avec deux groupes de 6 cavaliers (un groupe amateur, puis un groupe professionnel) et enfin une séance de questions/réponses où chacun pouvait poser les questions qu’il souhaitait. Tous les sujets pouvaient alors être abordés sauf un : Totilas, l’audience ayant été prévenue qu’Edward ne souhaitait répondre à aucune question concernant le cheval.

Ce petit compte-rendu n’était évidemment pas exhaustif, mais il est le reflet de ce que j’ai pu en retenir…

Questions et réponses

La vie aux écuries et le travail des chevaux

  • Chaque cheval sort environ 4 fois par jour, avec au programme marcheur, paddock ou brouting/promenade en main (pour les chevaux qui ne peuvent pas aller au paddock pour des questions de sécurité, à l’instar de Rubin Cortes), travail en longe, et travail monté.
  • Les séances de travail monté varient en fonction du cheval et des besoins, et durent en général entre 20 minutes et 1 heure.
  • La diagonalisation/préparation du piaffer est abordée tôt dans l’éducation du cheval : dès 5 ans, par le travail au pas.
  • Avec un jeune cheval c’est la réactivité (réponses aux aides) et le mouvement en avant qui sont recherchés en premier.
  • Edward Gal privilégie dans son travail général la réactivité (encore !) et la réponse à des aides fines.
  • Le passage en bride s’effectue vers 6 ou 7 ans selon le cheval, pour ne plus changer d’embouchure par la suite. Le cavalier considère que les changements d’embouchures à répétition sont perturbants pour le cheval, et qu’il vaut mieux rester toujours avec la même chose, et ne pas se servir des rênes de bride si on ne veut pas agir sur la bride.
  • Il ne travaille pas à pied en général, sauf les chevaux particulièrement difficiles.

Le cavalier

  • Le rythme de travail d’E.G. pour la partie « technique » consiste à monter 9 ou 10 chevaux par jour (en général de 8h à 15h), puis d’enseigner 2 ou 3h ensuite.
  • Sa selle est une selle sur-mesure de chez County (avec l’avancée particulière du quartier qui lui permet de se sentir mieux) mais il en possède 4 déclinaisons « côté cheval » qui lui permettent de s’adapter aux différents chevaux qu’il monte.
  • Concernant sa position, il a simplement dit qu’il ne la travaillait plus en particulier, et qu’il avait de toute façon abandonné l’idée de « rentrer » ses pointes de pieds, détail que ses enseignants ont toujours tenté de corriger, en expliquant que s’il les rentrait, il perdait alors toute sa souplesse en selle et se figeait.
  • Avec 9 ou 10 chevaux au travail, il n’a plus le temps (ni apparemment l’envie) de pratiquer un sport de « complément ».

La présentation montée du cavalier a mis en avant un travail effectué dans le calme qui privilégie la souplesse, la réactivité et la perméabilité du cheval aux aides.

Les séances de coaching

Concernant les leçons données aux cavaliers, les éléments mis en avant étaient des éléments de base, mais indispensables !

Edward Gal a repris les cavaliers sur des problèmes comme la cadence, le respect de la main, l’équilibre…

Ainsi les conseils qui revenaient le plus étaient :

  • Contrôler la cadence, à chaque moment, et si le cheval sort de la cadence voulue pendant un exercice, il vaut mieux arrêter celui-ci pour récupérer la cadence et recommencer l’exercice dans la justesse.
  • Décontractez les mains ! On aura entendu cette phrase un certain nombre de fois, tant les cavaliers qui avaient peur de perdre le contact n’osaient se décontracter, et pourtant le champion a été clair là-dessus « quand vous avez quelque chose de bon, décontractez vos mains, même si vous savez que vous allez perdre ce que vous êtes en train de faire ».
  • Mais décontraction ne rime pas avec abandon, puisque le cheval doit rester dans l’attitude demandée : « quand vous décontractez les mains, le cheval doit rester rond et ne pas devenir long » : le cheval ne doit pas s’appuyer sur la main, mais se porter seul.
  • Et parfois, il faut aussi savoir « laisser faire » : à un cavalier qui abordait le passage, Edward Gal a expliqué qu’il fallait « ne plus rien faire » et laisser le cheval trouver son propre rythme.
  • Le cavalier a également demandé à certains stagiaires de ne pas « mettre de jambe » quand ils demandaient un arrêt, et de ne pas « freiner » avec les mains quand ils demandaient le mouvement en avant…

Les exercices proposés par le cavalier consistaient majoritairement à contrôler et varier la cadence, pour faire partir et revenir le cheval facilement, tant sur le droit que dans les deux pistes (les variations de cadences étaient aussi demandées dans l’épaule en dedans ou l’appuyer).

Au galop, il s’agissait pour beaucoup d’un travail sur la recherche de sensation du galop rassemblé pour le cavalier : rassembler le cheval, sentir le moment où l’allure allait se dégrader et changer de cadence avant que cela ne se produise.

De manière générale, il était demandé de travailler dans des variations d’attitudes, mais toujours dans la rondeur, de manière à conserver la souplesse du cheval et à l’empêcher de se figer dans une attitude haute et plaquée.

Ici encore, Edward a insisté sur le fait que le cavalier devait pouvoir passer facilement d’une attitude à une autre, qu’elle soit très ronde, ou très remontée.

Loin des clichés, ces deux jours ont d’une certaine manière montré qu’on pouvait retrouver beaucoup de classicisme dans l’équitation moderne…

Les vidéos

Donnez votre avis !