Alain Franqueville nous l’avait annoncé lors d’une interview qu’il nous avait accordée en septembre, les superviseurs seront mis en place en 2012 sur les Championnats de France, mais également sur les épreuves du Grand National.
Pour l’instant, les épreuves concernées seront prioritairement le Grand Prix et le Grand Prix Spécial. Dans certains cas, d’autres épreuves pourront également être "supervisées", notamment Saint-Georges et Inter I ainsi que le Grand Prix Under25.
Quelques détails sur ce que la Fédération a décidé de mettre en place.
C’est la DTN qui nommera et missionnera ces superviseurs. Ils seront choisis parmi les juges mais également les cavaliers et entraîneurs reconnus.
Bien entendu, ils ne jugeront pas dans les épreuves dans lesquels ils seront superviseurs.
Mais à quoi servira le superviseur ?
Il aura deux missions principales :
- Tout d’abord, il analysera les notes pour identifier les écarts supérieurs ou égaux à deux points.
- Ensuite, il analysera les classements pour identifier les écarts de classement supérieurs ou égaux à quatre places.
Par contre, il n’aura absolument pas le pouvoir de changer les notes. Sa mission sera d’observer ce qui se passe.
Nous pouvons supposer qu’il s’agit là d’une première phase d’observation qui permettra à la Fédération d’identifier certains points de formation à travailler auprès des juges.
Il ne s’agit pas non plus pour la Fédération de « fliquer » les juges, mais plutôt de travailler à l’amélioration de la qualité du jugement.
En pratique, comment ça va se passer ?
Le superviseur sera placé près de la piste. Cela suppose très certainement, sans être pour l’instant clairement dit par la Fédération, qu’il devra regarder les reprises.
En outre, il travaillera en lien direct avec le secrétariat du concours et donc la saisie des résultats.
Cela dit, pendant l’épreuve, il n’interviendra absolument pas auprès des juges, cela paraît évident.
Et après, que fait-on de ces analyser ?
C’est à la fin de l’épreuve que le superviseur ira voir les juges et le Président du jury pour leur faire part des écarts qu’il aura repéré.
Les juges vont également être mis à contribution pour faire fonctionner cette nouvelle mesure. En effet, une petite réunion de travail aura lieu après l’épreuve.
Elle sera dirigée par le Président du jury et non par le superviseur. Il décidera des cas à analyser et les juges pourront débattre entre eux des écarts de note.
Le superviseur pourra donner des informations mais n’entrera pas dans le débat technique entre juges.
Petite nouveauté, la vidéo pourra être utilisée pour revoir certains mouvements. Mais cela suppose que les reprises soient filmées, ce qui n'est plus le cas sur les épreuves du Grand National et sur les Championnats de France.
Dernière étape : informer la DTN
A l’issue de la réunion, le superviseur rédigera un compte-rendu qui résumera les écarts constatés ainsi que les points techniques discutés en réunion.
Il pourra également proposer un certain nombre de points techniques qui pourront faire l’objet de formations ultérieures auprès des juges.
Enfin, car notre fédération essaie de plus en plus de coller aux directives de la FEI, le superviseur fera le compte des notes qui auraient pu être modifiée selon la liste de la FEI, à savoir :
- Faute de compte dans les changements de pied
- Faute de compte dans le contre-changement de main ou lors des changements de pied du zig-zag
- Faute dans un changement de pied dans une ligne
- Changement de pied dans une pirouette ou pied-joint
- Perte de l’allure au trot ou au galop
- Nombres de battues au piaffer
- Nombre de pas dans le reculer
Voilà le rôle du superviseur tel qu’il a été défini par la DTN pour l’instant. Il y a fort à parier que cette période d’observation sera suivie d’autres mesures.
Si cette nouveauté doit s’appliquer sur les épreuves du Grand National, le premier superviseur devrait intervenir sur la première étape, au Mans, les 24 et 25 mars.
Affaire à suivre, donc !